dimanche 13 juillet 2008
Sarkozy le magnifique
Confiant
Quel président! Dynamique, enthousiaste, convaincu, il est partout et s’occupe de tout. Intelligent, infatigable, innovateur, pragmatique, jamais les Français n’ont vu un tel président.
Pourtant il est critiqué depuis le premier jour de son accession à la tête de la République Française. La gauche est impitoyable. Elle l’agresse sur tout ce qu’il propose ou dit. Jamais un bon mot. Les dirigeants du parti socialiste manquent de mots et d’épithètes pour le salir. Ils ont utilisé tous ceux qui sont dans les dictionnaires les plus épais et en créent de nouveaux. Plusieurs ne l’aiment pas justement parce qu’il est un président qui sort de l’ordinaire. À les entendre, c’est la descente aux enfers…
Mais le président Nicolas Sarkozy ne bronche pas, il ne change pas de cap, il fonce et veut à tout prix rencontrer ses obligations et respecter ses promesses électorales. Sa motivation vient du fait qu’il a bien jaugé la situation difficile de la France dans le monde et veut remettre celle-ci sur les rails du progrès et de l’avancement. Certes, il fait des faux-pas. Qui n’en fait pas ? Mais il se reprend, rajuste son tir, n’oublie jamais la cible.
Déjà, depuis un an, beaucoup de choses ont changé.
Les étrangers qui aiment la France ont toujours mal compris le pourquoi des innombrables rassemblements collectifs sur tout et rien dans les rues de Paris et les voies publiques des grandes villes françaises. Les Français manifestaient avant de négocier. Comme si défiler était leur seul moyen de se faire entendre. Ils revendiquaient en menaçant le gouvernement de nuire à l’État ou au bien être de leurs concitoyens. Ô Combien de vols d’avions, de trains, de bus, ont été annulés ! Tout y passait. Et les Français subissaient ces désagréments sans trop réagir car pour eux c’était la nature des choses. Les politiciens, pas toujours forts, pliaient normalement devant ces extravagances. Dès sa prise de pouvoir, Sarkozy a institué le service minimum (au Québec ce sont les services essentiels) et, depuis, malgré les menaces des organisateurs d’arrêter la France, les récentes manifestations se sont terminées en queue de poisson. Les Français manifestent moins et travaillent plus.
Le rythme des réformes est intense et les résultats deviennent jour après jour impressionnants : réformes des universités, de l’éducation, des retraites, des institutions, de l’immigration, sur l’environnement, sur l’Union Européenne, de la justice, des dépenses publiques, du coût du travail, des 35 heures, de la libération des forces du travail, de la recherche et de l’innovation, tout est en branle.
L’institut Thomas More qui analyse les promesses de Sarkozy affirme que « la moitié du programme du candidat est mise en œuvre après seulement un an. Nicolas Sarkozy avait annoncé avant son élection son intention d’aller vite : il se donnait « deux ans pour mettre en place les réformes » Au bout d’un an, les chiffres sont toujours aussi parlants : sur 490 promesses, 60 sont « réalisées » (12,2%), 19 sont « altérées » (3,9%) et 187 sont « en cours » (38,2%). Cela représente 5 promesses engagées par semaine (sur 50 semaines). Mais 6,3% des promesses sont « altérées », « reportées » ou « abandonnées ».
Malgré que le président Sarkozy et son gouvernement aient déjà mis en œuvre la moitié du projet présidentiel, les Français sont impatients et croient que le gouvernement se traine les pieds et néglige ce qui doit être fait. Pourquoi une si grande différence entre la réalité et la pensée des Français. Ces derniers ne semblent pas vouloir comprendre que tout ne peut être fait en une journée et qu’un programme aussi vaste et difficile, que celui que s’est imposé le président, prendra plusieurs années à compléter. Ils ont une impression de lenteur car les résultats prennent, pour toutes sortes de bonnes raisons, un certain temps avant d’être ressentis. Entre autres, les négociations entreprises avec les partenaires sociaux ne se font pas du jour au lendemain.
Le blâme de cette incompréhension des Français repose aussi sur le dos du président Sarkozy. Son approche n’est pas toujours claire. Son omniprésence dans les médias au début de son mandat a embrouillé son plan d’action. Ses innombrables réformes simultanées deviennent indéchiffrables. Il me semble que beaucoup de Français ne sont pas d’accord à ce qu’elles doivent être faites en même temps. Ils ne retrouvent pas le fil conducteur. Les défaites de son parti UMP aux élections municipales, sur tout le territoire français, démontrent bien que son travail est un peu brouillon et mal compris. Le président a beaucoup à faire pour mieux renseigner ses compatriotes sur ce qu’il fait et sur l’urgence de bouger.
Et, il y a le pouvoir d’achat. Sarkozy a fait la promesse de devenir le président du pouvoir d’achat. Malheureusement, l’augmentation hors de proportion, durant la dernière année, des prix du pétrole a créé un contexte économique mondial qui rend la vie chère. Dès sa rentrée au pouvoir, il a fait voter une loi pour favoriser le pouvoir d’achat. Mais depuis, la crainte des Français croît. L’opposition aidant, la question du pouvoir d’achat est vite devenue le point critique le plus important du gouvernement. La popularité de Sarkozy a pris un coup magistral à la baisse. Mais le gouvernement ne lâche pas et propose toutes sortes de mesures pour aider les Français, telles la détaxation des heures supplémentaires, la diminution des impôts des petites entreprises. Malheureusement, le choc de confiance devant découler de toutes les actions gouvernementales, se fait attendre. La situation économique qui s’aggrave n’aidera pas la popularité de Sarkozy. Je suis curieux de voir ce qu’il va faire malgré cette malchance.
Au point de vue diplomatique, le président Sarkozy fait un travail du tonnerre. Il agit pour replacer la France sur son piédestal, il n’hésite pas à parler à tout le monde, même à ceux qui sont considérés les ennemis, les dictateurs, qui ne respectent pas les droits de l’Homme. La grande réunion de 43 chefs d’États qui a lieu en France, aujourd’hui, pour la création de l’Union pour la Méditerranée est un bel exemple.
J’ai confiance en Sarkozy. Je considère que les Français sont privilégiés d’avoir un tel président.
Bonne fête nationale à tous les Français.
Claude Dupras