Nicolas Sarkozy, un politicien hors de l'ordinaire
 

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lundi 23 avril 2007

 

Nicolas Sarkozy, un politicien hors de l’ordinaire

Confiant


Le premier tour de l’élection française d’hier, a démontré hier la force personnelle du candidat Nicolas Sarkozy. J’avais prédit sa victoire mais je dois admettre que dans la semaine qui a précédé ce premier tour, je commençais à en douter. Pourquoi ?

 

Je me suis intéressé quotidiennement à cette campagne. Grâce à Internet, j’ai pu suivre les candidats jour par jour, écouter et lire plusieurs de leurs discours, prêter l’oreille aux dires des commentateurs, prendre connaissance de la une des journaux français, déchiffrer les éditoriaux et les blogs français (particulièrement ceux des observateurs avertis), etc.

 

Petit à petit au début, puis de plus en plus fort à la fin de la campagne, j’ai constaté l’avalanche de mots pernicieux et le caractère très agressif, violent et mordant de l’argumentation contre Sarkozy.

 

Pourtant, je prédisais ce dénigrement de Sarkozy dans mon blog « Sarkozy, oui ! », du 30 novembre 2006. Voici ce que j’écrivais : « À cause de sa façon quelque peu autoritaire de s’exprimer, des solutions sévères qu’il propose pour régler certaines situations très difficiles, de sa force de caractère et des chances qu’il a d’être élu, Sarkozy sera sali et traité de tous les maux par les gens de la gauche et ceux de la gauche de la gauche (parti communiste, parti révolutionnaire marxiste-léniniste, et tous les autres)… On en fera un démon, un danger public et on ne cessera de définir les périls qu’il représente pour la France…

 

Malgré tout, je crois qu’à la fin, Nicolas Sarkozy sera élu président de la France ».

 

C’est l’ampleur et l’origine de ces poisons virulents qui m’ont  surpris et inquiété. Non seulement la gauche l’a sali mais aussi d’autres hommes politiques, des journalistes, des intellectuels ont senti le besoin de s’abaisser pour chercher à lui nuire non seulement électoralement mais aussi d'un point de vue moral, social. Après l'avoir diabolisé, c'est devenu « tout sauf Sarkozy ».

 

Malgré tout, Sarkozy a gagné et il a gagné fort. Les Français ont vu clair.

 

Maintenant, c’est le deuxième tour. Nonobstant que sa victoire ait démontré que les Français n’ont pas tenu compte de ces campagnes futiles et qu’il ait clairement dit, dans son discours de remerciement, espérer que le débat des deux prochaines semaines portent sur les projets de société présentés par les deux candidats, ses opposants continuent dans la même veine.

 

Déjà, hier soir, les chefs des partis minoritaires de la gauche, les « éléphants » du parti socialiste français et même son secrétaire n’avaient à la bouche que le mot « battre ». Se voyant sans chance de gagner et ne pouvant résister à la force nouvelle que représente Sarkozy, ils s’attaquent à sa personne. Ce ne sera pas beau. Ils n’ont pas compris que les Français viennent de démontrer par leur vote massif un nouvel engouement pour la politique et réclament des hommes ou femmes politiques différents qui comprennent la réalité quotidienne et les grands problèmes de leur pays.

 

Nicolas Sarkozy, un homme politique hors de l’ordinaire, sera élu président de la république Française avec un très fort pourcentage des votes. La France a besoin de lui et les Français le savent. 

 

Claude Dupras