Ce dialogue traite des
difficultés de l’économie américaine avec le « out-sourcing » et le chômage,
l’évolution de la campagne électorale américaine, les conséquences de la
guerre en Irak sur l’élection, les politiques américaines avec les pays des
Amériques centrale et du sud, ainsi qu’avec les pays arabes.
Au 16 mars 2004
Mansour : Bush traverse une
mauvaise période ces dernier temps. Tout d'abord les dernières informations
économiques ne font que confirmer que la situation de l'emploi aux USA n'est
pas prête à s'améliorer. Mieux encore, des centaines de milliers d'Américains
ressentant qu’ils n’ont aucune chance de trouver un emploi abandonnent tout
simplement le marché du travail.
Claude : Ti-Bush a pourtant
prédi, il n’y a pas longtemps, que 2,5 millions de jobs seraient créées avant
novembre. Promesse folle, irresponsable et surtout de mauvaise stratégie. Il
l’a d’ailleurs retirée depuis. Nonobstant que sa campagne aille mal, je te
répète ce que je te dis depuis longtemps, il ne faut pas vendre la peau de
l’ours avant de l’avoir tué car ce diable de politicien est très habile et
gagne normalement ses élections. Il semble bien que cette fois, il va perdre,
mais je te dis que je ne serais pas surpris le soir des élections de sa
victoire. C’est tout un « campaigner ».
Mansour : Même la bourse américaine a connu une très
mauvaise semaine, à cause justement des informations concernant le marché du
travail .Le Dow Jones a perdu plus de 3 % durant la semaine dernière. Même les
économistes conservateurs qui ont poussé pour la stratégie républicaine, mise
en place par le président, reconnaissent aujourd'hui, que leur stratégie
n'allait pas régler le problème endémique du chômage dans ce pays. Mieux
encore, ils reconnaissent que leur stratégie n'allait pas répondre au problème
du "out-sourcing" des compagnies américaines. Même la gestion de la sécurité
sociale est actuellement gérée par des compagnies des Indes.
Claude : Oui le « out-sourcing »
est un problème pour ti-Bush mais les consommateurs américains devront se
décider. Veulent-ils des jobs aux USA ou de meilleurs prix pour leurs
produits? Veulent-ils une inflation galopante ou une stabilité des coûts? Il
sera intéressant aux élections de voir leur choix. On ne peut pas mettre tout
ce problème sur le dos de ti-Bush. Le libre échange a été négocié et signé
avant sa venue à la présidence. Et la transformation de la Chine en système
capitaliste capable de fabriquer des produits à bas coûts est dans la
moulinette depuis plusieurs années et atteint une vitesse de croisière
impensable. Je ne crois pas que les compagnies américaines cessent de chercher
l’endroit le moins coûteux pour fabriquer leurs produits. Ils se doivent de
maintenir leurs ventes et le prix a toujours été un facteur important aux USA.
Mansour : Même l'idée qui
paraissait géniale, il y a à peine quelques semaines, de programmer la
convention républicaine à New York, semble maintenant comme un albatros pour
Bush. Pas plus tard qu'hier, le Washington Post a publié un article concernant
la situation économique de la ville de New York. Même au moment où le Dow
Jones se portait très bien, la vie quotidienne à New York n'était pas des
plus belles. Plus de 50% des noirs de New York sont au chômage. Jamais New
York n'a connu le niveau de liquidations de petites et moyennes entreprises
que ces derniers temps, malgré toutes les subventions fédérales (40 milliards
de dollars), qui ont été allouées à la ville de New York, après le fameux 11
septembre 2001. J'attends avec impatience la réception que les noirs chômeurs
de New York préparent pour notre ti-Bush le mois d'août prochain.
Claude : La situation
change rapidement et si cela continue ti-Bush ne pourra pas marcher même dans
les rues de NY. Déjà, il ne peut, nulle part dans le monde, se montrer en
public, il me semble que la même situation se prépare pour les grandes villes
américaines. Mais qui sait vraiment… Peut-on se fier à tout ce que racontent
les journaux new-yorkais.
Mansour : Mais ce qui a dû
drôlement ébranler la confiance de Bush ces derniers jours a été tout d'abord
les derniers évènements en Irak et finalement les résultats des élections en
Espagne. Au moment où le gouvernement de Bush continuait à nous bombarder avec
les soient disantes réussites en Irak, nous apprenons subitement que 6
soldats américains ont été tués durant ce week-end, et même ce matin nous
venons d'apprendre que nous avons encore perdu deux pauvres soldats, sans
parler des blessés. Bush gagne la guerre contre le terrorisme international en
perdant tous les jours un ou deux jeunes américains, qui n'ont rien à voir
avec cette guerre idéologique que Bush leur impose. L'Irak me rappelle un peu
la description de la soi-disant torture chinoise infliger au prisonnier un
courant continue de gouttes d'eau sur son visage, pour l'empêcher de dormir ou
même réfléchir à son sort à court terme).
Claude : Oui, la guerre en
Irak est un désastre majeur pour les Américains. Encore ce matin, 5 américains
travaillant pour des organismes d’aide ont été tués. Hier de nombreuses
familles ont fait une manifestation devant la Maison-Blanche pleurant leurs
enfants morts au front ou blessés et blâmant ti-Bush de ne faire aucune sortie
pour marquer le sacrifice de ces jeunes braves qui ont fait l’effort suprême
pour leur pays. C’est à ni rien comprendre.
Mansour : Mais à mon avis le plus grand revers que ce président a connu à
ce jour lui a été infligé par le peuple espagnol. Quelques jours avant la
série d'attentats inhumains de Madrid, le parti au pouvoir était encore en
tête des sondages, malgré le fait que le peuple espagnol avait toujours
affiché son opposition vis-à-vis de la guerre contre l'irak. Et pourtant, à
cause de la réaction machiavélique du régime d'Aznar après les attentats,
voulant malgré tout faire porter la responsabilité à l'ETA, pour tout
simplement faire croire aux électeurs espagnols que l'appui inconditionnel
apporté à la politique de ti-Bush, n’avait aucune conséquence sur la vie des
espagnols, le peuple espagnol s'est révolté instantanément et a enfin chassé
ce fasciste du pouvoir.
Claude : Oui, c’est un coup
dur au prestige américain. L’Angleterre suivra bientôt dans la voie espagnole.
Aznar a fait une erreur monumentale en appuyant ti-Bush malgré les millions
d’espagnols qui marchaient dans les rues. Et, dire que ces politiciens se
disent démocrates. J’espère que le nouveau PM espagnol aura le courage de
respecter sa parole.
Mansour : Je me demande comment Bush et son équipe
vont enfin expliquer ce rejet catégorique de la politique américaine au
Moyen-orient, par un allié des plus inconditionnels d'hier. J'espère que la
machine électorale de John Kerry profitera de cette débâcle diplomatique
américaine pour remettre en cause toute l'idéologie des républicains
conservateurs qui ont tant fait pour noircir l'image de ce pays en moins de 4
ans.
Claude : J’ai une grande
confiance dans la capacité de Kerry de bien expliquer la situation. Il va très
bien et est jour après jour à la chasse de ti-Bush. Il ne laisse rien passer
et commente tout. J’ai l’impression que les idéologues conservateurs du
président commencent à voir la possibilité qu’ils pourront bientôt compter les
jours avant leur départ. Il est temps. Mais, et il y a un gros MAIS,
nonobstant ces pronostics qui semblent très réalistes, je demeure craintif que
ti-Bush se relève à cause de la force d’organisation électorale de son
principal conseiller Karl Rove. C’est un magicien des élections qui sait lire
l’opinion publique mieux que quiconque que j’ai rencontré dans ma vie. Il a
déjà sauvé ti-Bush dans le passé et il peut le faire encore. Mais espérons que
Kerry a un organisateur avec le même talent.
Mansour : Donne-moi tes impressions sur les derniers
évènements dans cette campagne qui s'annonce plus violente que jamais.
J'espère que Kerry aura suffisamment d'argent pour se défendre contre toute la
boue que les républicains sont prêts à jeter sur sa figure tous les jours
jusqu'à la fin des élections.
Claude : Oui, le problème
est l’argent. Mais la force de l’Internet, démontrée par Dean qui a ramassé 41
millions de $ à partir de petites contributions, peut venir au secours de
Kerry. Il compense un peu en ne laissant rien passer et critique chaque spot
publicitaire dès qu’il est en ondes. Cela lui apporte une grosse et bonne
publicité gratuite sur les grandes chaînes et sur les postes câblés. Mais il
aura besoin de plus et je ne désespère pas car il est en avant dans les
sondages et s’il peut maintenir cette avance, les bourses se délieront ne
serait-ce pour leurs détenteurs que d’être du bon bord. Ce sera intéressant à
suivre car les coffres des républicains sont remplis à craquer. C’est une
campagne très difficile qui s’annonce, pour les deux partis, et fort
intéressante pour des gens comme toi et moi. Nous allons nous régaler.
Mansour : Je viens de lire
l'article d u magazine Time que tu m'as envoyé. Franchement, comparer
Churchill à Bush me parait ridicule. Churchill a mis à genoux la plus grande
puissance militaire du monde des années 30-40. Bush s'est créé un ennemi, qui
n'est même pas capable de produire des cartouches pour ses fusils importés.
Churchill a imposé une paix qui a duré plus de 60 ans, alors que Bush est
toujours embourbé dans une guerre civile irakienne qu'il a créée lui même.
Quant au leadership de Bush dans cette "guerre" contre le terrorisme mondial,
je me demande comment on peut dire qu'il été un grand leader dans ce domaine.
Est-ce que tu penses que le monde en général est plus en sécurité aujourd'hui
qu'il ne l'était il y a deux ans ?
Claude : Tu sembles manquer
le point de l’article. Il expliquait que même après avoir fait tout ce que tu
viens de d’écrire et encore plus, Churchill a perdu l’élection à Clement Atlee,
un homme on ne peut plus simple. Ti-Bush n’est pas Churchill, loin de là et je
crois qu’il sera défait parce que le peuple américain voit juste maintenant et
comprend les manigances de la Maison-Blanche. Le temps fait bien les choses,
peut être…
Mansour : Je sais en tous les cas que les islamistes
algériens sont plus forts que jamais. Juste dernièrement toute une caserne
bourrée d'armes les plus sophistiquées (roquettes, bazookas, etc..) capable
d'armer toute une armée de terroristes a été prise par un groupe terroriste de
plus de 100 personnes, paraît-il. Ces armes sont donc aujourd'hui à la
disposition de ces fous de dieu. Ne parlons pas des jeunes arabes à travers
tout le Moyen-orient, qui sont non seulement furieux contre Israël mais de
plus contre les USA en particulier.
Claude : Oui, je comprends
ce que tu racontes et encore une fois je te rappelle le résumé du livre que je
t’ai envoyé « la 3ième guerre mondiale est commencée » il y a plus
d’un an qui précisait et prédisait presque exactement ce qui arrive. J’espère,
cependant, que la conclusion de ce livre qui parle d’un désastre mondial et
nucléaire ne se réalisera pas.
Mansour : Même l'opinion publique en Amérique
latine, qui n'a jamais été très favorable vis-à-vis des USA, continuera à se
radicaliser de plus en plus surtout après les événements à Haïtii et les
troubles sérieux qui s'annoncent au Venezuela. Dans ces deux cas en
particulier, les USA ont démontré qu'ils n'ont qu'un principe politique et il
est colonialiste. Il est beau de féliciter les USA quand soi-disant ils
envoient leurs marines pour installer des régimes "démocratiques" là où ça les
intéresse, mais il est tout à fait normal que ces mêmes USA sabotent des
gouvernements démocratiquement élus à Haïti et au Venezuela pour réinstaller
des régimes policiers à la solde des USA.
Claude : Je suis en accord
avec toi. Les USA semblent vouloir encore diriger de loin les marionnettes
démocratiques qu’ils ont aidées à mettre en place dans plusieurs pays.
Cependant, je ne vois pas comment tu peux encore supporter Chavez qui refuse
la tenue d’un référendum alors que les opposants ont obtenu les signatures le
demandant conformément à la constitution. On dit que les dirigeants en place,
nommés par Chavez, refusent des centaines de milliers de signatures. Est-ce
vrai ? Je dirais que c’est possible. Mais j’ai l’impression que leur jeu est
une chaudière percée car même les Nations-Unies s’en mêlent. Le temps est venu
de décider de cette question de leadership vénézuélien. Remarque que je crois
que Chavez va gagner ce référendum. Il est jeune, sincère, très patriotique
et s’oppose à l’intrusion des USA dans les affaires de son pays, producteur
important de pétrole. De plus, il est de gauche et met sur pied des politiques
pour aider les plus pauvres du pays. Ce n’est pas mauvais au Venezuela. J’y
suis allé deux fois visiter ce pays et je t’assure que la pauvreté y est
rampante et que les pauvres souffrent énormément au point qu’ils deviennent
agressifs. Mais je ne comprends pas pourquoi Chavez refuse de reconnaître,
qu’alors que la constitution l’accepte, une remise en question du président
avant une élection générale. Je crois qu’il va finalement se plier à cet
exercice, même s’il y a un risque pour lui, et revenir encore plus fort en le
gagnant fortement. L’armée alors ne pourra que le supporter.
Mansour :
Dernièrement j'ai vu un document du « state departement » des USA qui
félicite le régime de Bouteflika pour toutes les améliorations qu'il a apportées
en Algérie dans le domaine de la défense des droits de l'homme ces
5 dernières années. Jamais le système judiciaire algérien n'a été utilisé
aussi ouvertement pour pourchasser tout individu qui se déclare contre la
politique sociale ou économique de ce régime. Tous les journalistes
indépendants algériens sont constamment pourchassés par ce système judiciaire
qui est à la solde de Bouteflika et personne d'autre. Même la cour suprême,
qui est supposée être indépendante, a trouvé le moyen de mettre hors la loi un
parti politique comme le FLN, qui a créé cette Algérie d'aujourd'hui, tout
simplement parce que ce parti a décidé de présenter un candidat contre
Bouteflika. Mais la Maison Blanche trouve que l'Algérie est sur la bonne voie
vers la démocratie, grâce à Bouteflika, qui a tout fait pour justement
étouffer toute initiative démocratique dans ce pays. Il faut dire que
l'Algérie produit 2 millions de barils/jours de pétrole et de gaz dont les
usa ont grandement besoin, surtout avec tout ce qui se passe au Moyen-orient.
Claude : Je te remercie de
ces renseignements sur ce qui se passe en Algérie. La mise hors-la-loi du FLN
m’a choqué même si je n’ai jamais été un grand amateur de ce parti. Ce que tu
racontes est sûrement la vérité et c’est pourquoi les jeunes islamistes
croissent en nombre et en convictions dans ton pays. Tous ces régimes
fantoches, Tunisie, Égypte, Maroc, Libye, et même la Jordanie devront être un
jour renversés et remplacés par une démocratie où les peuples de ces pays
pourront se prononcer librement. Mais ce ne sera pas demain la
veille.
Mansour : Mais je continue à croire dur comme fer
que tous les peuples ont les chefs qu'ils méritent. Les Égyptiens méritent
leur Zaim, tout comme les Tunisiens méritent leur Benali, et les Algériens
leur Bouteflika. Dernièrement mon ami Djemal Rouag et moi avions proposé un
article sur le problème du système éducatif en Algérie. Nous n'étions ni pour
ni contre les positions du régime de Bouteflika. Tout ce que nous voulions
avoir c'est un dialogue national sur un sujet qui déterminera l'avenir de
notre société. Nous avons envoiyé cet article à plusieurs journaux soi-disant
indépendants, un seul nous a répondu pour nous dire que l'article était trop
long pour être publié, malgré le fait que nous avons vu bien des articles
aussi longs que le nôtre, publiés par ce même journal dans le passé, et étalés
sur plusieurs jours. En fait, ce n'est pas tellement la longueur de l'article
qui a empêché le journal de le publier, c’est plutôt le contenu de l'article
qui gêne car nous demandions une discussion ouverte à tout le monde et des
décisions qui allaient très souvent contre la vox populi. Quant un lecteur
algérien demande aux lecteurs d’un journal francophone algérien de réfléchir
sur le rôle de la langue arabe et de l'amazigh (langue berbère), nous nous
rendons compte que ce journal est bien plus préoccupé par l'avenir de la
langue de Molière que des langues nationales, qu'elles soient arabes ou
berbères. Et comme nous ne pouvons pas écrire d'articles sérieux en arabe,
nous nous etrouvons enfin de compte pris entre le marteau et l'enclume. Il ne fait
pas de doute que ces journaux soi-disant indépendants voudraient voir un peu
plus de démocratie. Mais j'ai l'impression que leur démocratie se limite au
choix entre la culture occidentale, représentée par la langue de Molière, et
la culture arabe représentée par Idn Batouta. Voila à quel point je me sens
marginal même dans le pays que j'ai aidé à créer dans le passé.
Claude : Oui je me rappelle
cet article que tu m’as envoyé et que j’ai lu. Tu te rappelleras sans doute
que je t’ai donné un commentaire similaire quant à la longueur et la clarté du
texte. Pourquoi ne pas avoir répondu à l’éditeur et préparé une synthèse de
votre long article en soulignant l’essentiel ? Mieux valait avoir cela que
rien. Quant aux journaux arabes pourquoi n’as-tu pas trouvé un traducteur pour
ton texte. N’aurait-il pas pu être publié alors ?
Mansour : Mais parlons un peu de la campagne électorale américaine
maintenant. Est-ce que tu penses que Kerry a toujours des chances de surmonter
les centaines de millions de dollars de publicité que Bush a déjà commencé à
lancer contre lui pour détruire son image vis-à-vis du public américain. On
parle déjà de plus de 250 millions de dollars que Bush va mobiliser pour
diaboliser le pauvre Kerry à travers ces « mass-medias » américains. Il a déjà
lancé un programme publicitaire pour tout d'abord renforcer sa propre image,
de plus de 5 millions de dollars, se concentrant principalement sur les états
du « middle ouest » où son image a pris un sale coup ces derniers mois. Il ne
fait de doute pour moi que ces « mass-medias » américains feront de
leur mieux pour rendre les élections aussi compétitives que possible, jusqu'a
la dernière minute des élections. Le drame c'est que les derniers sondages
publics montrent une fois de plus que le judas des démocrates, le fameux Ralph
Nader, arrive même cette fois ci a mobiliser 6 % des électeurs américains,
ce qui n'est pas bon pour la candidature de Kerry, particulièrement en
Floride.
Claude : Nader risque de
faire perdre Kerry et c’est dommage. Mais j’ai l’impression que si cela
devient évident, qu’il se retirera à la fin ou que les électeurs de gauche ou
anti-Bush se réveilleront et ne lui donneront pas leur vote même s’ils
partagent ses idées. Est-ce que je rêve en couleurs ? De plus, n’oublie pas le
vote juif de la Floride qui a toujours été normalement acquis aux démocrates. Avec
l’appui ouvert et solide de ti-Bush à Sharon et à Israël dans le conflit
palestinien, je crois que ce vote va devenir majoritairement républicain et va
à lui seul changer la donne dans cet état du sud qui a toujours été acquis aux
démocrates.
À très
bientôt.