La vraie question
 

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le 11 novembre 2008

La vraie question

Il est rare que je sois d’accord avec Claude Béland, l’ex-président des Caisses populaires Desjardins, qui vient de déclarer « inutile »  le déclenchement de l’actuelle élection provinciale. C’est vrai. Mais c’est là que s’arrête mon accord avec lui.  Encore une fois, il laisse son penchant séparatiste prendre le dessus sur son bon sens en concluant : « J’espère que les citoyens vont aller voter ayant en tête que, cette fois, c’était une élection inutile » et en prédisant « les Québécois de souche ne sortiront pas » pour voter. Sur quel fondement sérieux et solide peut-il affirmer une telle connerie ? Malheureusement, Béland n’est pas seul puisqu’un récent sondage indique que 30% des Québécois disent être influencés négativement par la décision de Jean Charest.

J’ai déploré aussi la décision du PM Jean Charest tout comme je me suis opposé à celle de Stephen Harper lorsqu’il a déclenché la récente élection fédérale dans les mêmes conditions, surtout que c’est le même Harper qui avait fait voter une nouvelle loi pour la tenue d’élections à date fixe. Tout comme pour ce dernier, la décision de Charest n’est basée que sur un opportunisme indéfendable car il a cru que les circonstances lui permettaient d’aller chercher une majorité au parlement.

Mais la réalité, c’est que nous nous retrouvons aujourd’hui devant un fait accompli et que nous nous devons, veut veut pas, choisir notre prochain gouvernement québécois. Je soumets qu’une décision si importante ne peut se baser sur le fait que cette élection est supposément « inutile ». On peut critiquer Charest sur cette question, mais ce n’est pas la question car notre première responsabilité est de décider quel est le meilleur gouvernement pour nous durant les prochaines années.

Suivons bien le déroulement de la présente campagne électorale. Analysons objectivement tout ce que nous allons entendre, voir et lire. Ensuite, faisons notre choix personnel. C’est ainsi que le Québec sera mieux servi !

Claude Dupras