La Corée du sud
 

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La Corée du Sud, officiellement la République de Corée, est un pays d'Asie de l'Est qui couvre la moitié sud de la péninsule coréenne. Sa capitale est Séoul. La langue officielle est le coréen. La monnaie, le won. La Corée du Sud partage sa culture traditionnelle avec celle de la Corée du Nord. La culture coréenne est influencée par celle de la Chine et du Japon mais est essentiellement distincte.

Séoul

La capitale nationale, incluant la banlieue, compte 24,5 millions d’habitants et est une des plus grandes zones métropolitaines du monde. C’est le centre économique, politique, et culturel du pays. Elle est moderne et d’avant-garde.

Située sur la rivière Han au centre de la péninsule coréenne, Séoul devint la capitale sous la dynastie Joseon et l’Empire Coréen. De cette période, elle loge trois sites patrimoniaux protégés par l’UNESCO : le palais Gyeongbokgung et les remparts de la forteresse de Hwaseong, le doux sanctuaire confucéen de Jongmyo, les tombes royales de la dynastie Joseon.

Ville mondiale puisqu’elle a été le site des Jeux Olympiques de 1988, du Mondial de FIFA en 2002 et du G20, Séoul est la maison des fabricants Samsung, LG et Hyundai-Kia. En 2008, elle fut qualifiée par Forbes : la 6ième ville la plus puissante économiquement au monde.

En 2010, Séoul est la capitale du design mondial grâce à son infrastructure technologique. Elle est la ville du média digital grâce à ses centres de recherches et d’essais pour les applications IT et multimédias. Première ville à proposer la télévision digitale mobile et le service internet haut-débit sans fil, Séoul, aujourd'hui, a un réseau à bande large de fibres optiques à haute pénétration de 1Gps et un réseau de télévision TV 3D qui a 7 000 abonnés. Son système de métro est le 3ième au monde.

Incheon

Incheon, avec ses 2,5 millions d’habitant, est la troisième ville de Corée après Séoul et Busan. Malgré ce rang, Incheon est le prolongement maritime et industriel de la capitale située à seulement 30 km.  À Incheon se concentre l’essentiel des fonctions décisionnelles du pays puisque  96% des sièges sociaux des compagnies y sont installés. Depuis quelques années, la ville a fait l’objet d’investissements de grande ampleur à l’échelle nationale. En effet, le projet en cours de zone franche et le rayonnement de l’aéroport international traduisent la volonté coréenne que Incheon devienne le «hub» financier et logistique de l’Asie du Nord-Est, notamment face à la Chine.

Territoire

La Corée du Sud, surnommée « le pays du matin frais », a une superficie de 99 268 km². Entourée presque entièrement par la mer Jaune, la mer de Chine et la mer du Japon, elle a 2 413 km de littoral et possède environ 3 000 îles réparties à l'est et au sud de la péninsule. Plus des 2/3 du territoire sont occupés par des chaînes montagneuses.

Un art de vivre ancestral y cohabite sans souci avec le modernisme le plus débridé. Pourtant, ce n'est pas le Japon mais la Corée, petite péninsule longtemps menacée par ses voisins, sa rivale historique.

Que la Corée du Sud existe encore relève du miracle. S'avançant délicatement dans la mer du Japon, la petite péninsule coréenne a toujours tenté l'appétit vorace de ses voisins : la Chine, à l'ouest, le Japon, à l'est.

Les Sud-Coréens définissent leur culture comme étant un mélange entre le confucianisme, le coréen et l'orgueil national. Les superbes paysages qui ponctuent le pays ont aussi contribué à forger leur identité. La nature les fascine, les montagnes surtout. Où que vous alliez, vous les verrez savourer le grand air, arborant les tenues sportives les plus tendances et toujours prêts à grimper plus haut.

Actuellement, le petit pays de la Corée du Sud est classé treizième puissance économique mondiale selon le calcul du PIB et le quinzième selon le critère monétaire traditionnel.

Son peuple

Les premières migrations de peuplades néolithiques dans la péninsule coréenne remontent au IIIe millénaire av. J.-C. Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre la Chine et le Japon sans toutefois perdre son identité.

La population coréenne est l'une des plus homogènes dans le monde, ethniquement et linguistiquement, avec comme seule minorité une petite communauté chinoise. Les Coréens ont vécu dans la Mandchourie pendant de nombreux siècles, et sont maintenant une minorité en Chine.

La Corée garde encore une culture riche qui a son caractère propre tel que l'on peut le voir au village folklorique traditionnel et au musée national des traditions anciennes.

Mon blog "Le Coréen et son pays" décrit mes réflexions sur le Coréen d'aujourd'hui.

La guerre de Corée et la DMZ

La division de la Corée est la suite de l’occupation japonaise commencée en 1910. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la Corée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, les États-Unis et l'URSS.

En 1948, le Sud et le Nord se constituèrent chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence américaine. La guerre de Corée commença en juin 1950. Le Sud était soutenu par les États-Unis et le Nord par la Chine. L'accord de cessez-le-feu de Panmunjom (signé en 1953), mit fin aux combats. Mais à ce jour, la guerre n'est toujours pas officiellement terminée.

Depuis, la péninsule est divisée par une zone démilitarisée (DMZ) aux alentours du 38e parallèle, 238 km de longueur, qui est paradoxalement, la plus militarisée au monde.

Environ 25 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée. En cas de guerre, le commandement des forces combinées passera sous la responsabilité de la Corée du Sud.

Politique

Après la guerre, un régime autoritaire et autocratique a géré le pays. Puis, sous la dictature de Park Chung-hee, la Corée du Sud a connu une croissance économique rapide et devint un des « quatre dragons asiatiques ». En 1980, des manifestations mirent fin à la dictature et un pouvoir démocratique fut installé. 

Kim Dae-jung fut le premier président bénéficiant d'une véritable légitimité démocratique. Lui et ses successeurs furent élus par scrutin direct pour une période de 5 ans et agirent aussi comme chefs des armées.

Le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État. Il vit dans la Maison Bleue.

Le parlement coréen est le Kukhoe, ses membres sont élus pour quatre ans. Il compte actuellement 299 sièges, dont 245 sont pourvus au suffrage direct et les autres distribués proportionnellement parmi les partis ayant cinq sièges ou plus. L’instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement.

Le 2 avril 2007, le plus important accord de libre-échange conclu par les États-Unis depuis l’Accord de libre-échange nord-américain fut signé avec la Corée du Sud. Cet accord dépasse déjà les 70 milliards de dollars par an et a transformé la Corée du sud.

Défense

L’armée sud-coréenne est actuellement l'une des plus puissantes d’Extrême-Orient, avec 672 000 hommes en armée active et 4 500 000 hommes en réserve.

Le budget de la Défense est onzième au rang mondial.

L’Institut coréen de recherche aérospatiale en collaboration avec la Russie a, en 2009, lancé dix satellites artificiels mis en orbite par des lanceurs étrangers.

Diplomatie

La politique extérieure de la Corée du Sud reste dominée par la question des relations intercoréennes et de la réunification de la Corée. La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-il, a marqué l'approfondissement du dialogue entre les deux Corée.

Un second sommet intercoréen suivi de l’accord intercoréen signé le 4 octobre 2007 a souligné l'engagement commun des deux États pour promouvoir la paix et la prospérité économique dans la péninsule.

Mais la situation est toujours extrêmement tendue entre les deux Corée.

Les relations entre la Corée du Sud et le Japon

Après la fin de l’occupation japonaise en 1945, la Corée du Sud et le Japon, où réside toujours une minorité coréenne de 600 000 personnes, n’ont établi de relations diplomatiques qu’en 1965. L’accord du 18 décembre 1965 a entraîné le versement d’une aide économique pendant dix ans du Japon à la Corée du Sud, dont la majeure partie sous forme de dons.

Toutefois, l’ensemble des contentieux historiques liés à l’occupation japonaise restent présents dans les relations entre Coréens et Japonais. Par contre, les touristes japonais aiment beaucoup la Corée et y viennent en grand nombre.

Le rôle de la Corée du Sud aux Nations Unies

La désignation de l’ancien ministre des affaires étrangères Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations-Unies, depuis le 1er janvier 2007, a constitué un succès pour la diplomatie sud-coréenne. La Corée du Sud participe aussi activement aux missions de maintien de la paix de l’ONU

L'essor des échanges sino-coréens et nippo-coréens

La Chine et la République de Corée ont établi des relations diplomatiques en 1992.

Alors que la Chine est devenue un des principaux partenaires commerciaux de la Corée du Sud, la rencontre du président Roh Moo-hyun avec son homologue chinois Hu Jintao, en septembre 2005, a témoigné d'une communauté de vues dans le domaine diplomatique. Le président sud-coréen a alors salué les démarches accomplies par la Chine pour promouvoir le dialogue intercoréen.

Les relations franco-sud-coréennes

Les premières relations diplomatiques entre la France et la Corée ont été établies en 1886. Des cérémonies ont été organisées en 2006 en France et en Corée du Sud pour célébrer le 120e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

Les relations africano-sud-coréennes

Souhaitant diversifier ses relations extérieures, la Corée du Sud s'est engagée, en septembre 2006, à tripler son aide à l'Afrique. En particulier, la Corée du Sud doit financer en 2007 un projet de lutte contre la méningite en Côte d'Ivoire qui concerne un million de personnes.

Le transport

Le réseau ferroviaire sud-coréen comptait en 2002, 3 127 km de voies ferrées. Le 31 mars 2004, la ligne à grande vitesse (LGV) entre Séoul et Daegu a été inaugurée sur une longueur de 235 km pour le KTX (utilisant la même technologie que le TGV). le LGV comporte 83 tunnels, dont deux de 17 et 20 km et 148 viaducs.

La Corée du Sud possède un réseau de 88 775 km de routes, dont 1 889 km d’autoroutes, sur lesquelles circulent plus de 14 millions de véhicules immatriculés. Aux heures de pointe, c'est un cauchemar dans les grandes villes.

L’économie

Dans les années 1960, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique et de l’Asie.

En 2008, la Corée du Sud est devenue la 13ème puissance économique mondiale avec un PIB de 1 024 milliards de dollars américains. Au niveau des échanges, la Corée du Sud est respectivement la 6ème et la 7ème puissance exportatrice et importatrice de biens.

Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce à un régime de liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries ; il s’explique aussi par une très importante quantité de travail.

Le gouvernement a favorisé l’importation de matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l’épargne et l’investissement au détriment de la consommation.

Ayant fait le choix d’un modèle d’économie tourné vers les exportations, la Corée du Sud a récemment diversifié ses partenariats commerciaux. En 2007, elle est devenue le troisième pays fournisseur de la Chine, après le Japon et l'Union européenne. Le marché de la Chine représente plus de 22 % de l'exportation totale de la Corée, devant celui de l'UE (15,1 %) et des USA (12,4 %). Les récents traités de libre-échange établis avec le Chili, Singapour, les pays de l'ASEAN, les USA, l'Union européenne et la récente conclusion de l'accord de partenariat économique global avec l'Inde permettront de maintenir une croissance relativement élevée comparée aux autres pays développés.

La Corée du Sud fait partie des 20 plus grandes économies mondiales en terme d'importance. Cependant, le potentiel de croissance du pays a chuté récemment à cause de problèmes structurels, d'un marché financier sous-développé, de la montée de l'endettement des foyers, du vieillissement de la population et surtout de la crise financière actuelle. Le manque général de transparence au niveau des règlementations est aussi une préoccupation importante pour les investisseurs étrangers.

En 2010, Abu Dhabi a préféré la Corée du sud à la France pour la construction de quatre réacteurs nucléaires. Dopée par le contrat, la petite Corée du Sud affiche un appétit de géant. Elle projette de vendre 80 réacteurs dans le monde d'ici à 2030 et de conquérir un cinquième de l'ensemble mondial.

Ses marchés publics sont nombreux et spectaculaires et le plus important est celui de la rue Insadong. 

L’internet

En 2009, la Corée du Sud confirme sa domination mondiale en termes de moyenne de débit internet.

Avec une moyenne de 14,6 Mbps dans le pays, la Corée surpasse largement le Japon et Hong-Kong. Les Etats-Unis ne figurent qu’à la 18ème place, avec un débit moyen de 3,9 Mbps.

Langues

La langue coréenne est membre de la famille linguistique des langues altaïques. Le système d'écriture coréen, le hangeul, a été inventé en 1446 par le roi Sejong le Grand pour faciliter l'éducation de ses sujets.  Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est basé sur la phonétique coréenne. Les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen.

De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés au chinois. Les Coréens plus âgés préfèrent toujours écrire des mots en hanja, identiques aux sinogrammes chinois et aux kanji japonais, car il était strictement interdit d'étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise.

En 2000, le gouvernement a décidé de présenter un nouveau système de romanisation. On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée durant 2 années le chinois, le japonais, le français, l'allemand ou l'espagnol.

Religions

Le christianisme (49 % des croyants, dont 36 % de protestants et 13 % de catholiques) et le bouddhisme (47 % des croyants) sont les deux religions dominantes de la Corée du Sud. Bien que seulement 3 % de la population se déclarent confucianistes, la société est fortement imprégnée des valeurs et croyances confucéennes. Le restant des Coréens pratique le chamanisme (culte traditionnel de l’esprit) et le Cheondogyo (« manière divine »), une religion traditionnelle, encore populaire.

Le temple bouddhiste Jogyesa de Séoul en est un des plus importants.

Loisirs

L’accès des Sud-Coréens à la société de consommation s’est traduit par une diversification des loisirs : alors que les promenades dans les parcs restent un des passe-temps favoris en fin de semaine, les jeunes Sud-Coréens apprécient les sorties au café ou au cinéma et l’Internet.

Les sports coréens traditionnels sont le tir à l’arc ou le taekwondo.

Aujourd’hui en 2010

Même si le conflit perdure entre la Corée du Nord et la Corée du sud et que les tensions augmentent, des centaines de gérants et ingénieurs de la Corée du sud traversent facilement la DMZ, tous les jours, pour aller travailler dans le parc industriel Kaesong situé de l’autre côté de la frontière en Corée du Nord.

Le Nord continue à permettre à ces Sud-Coréens de se rendre au complexe industriel où œuvrent 121 compagnies sud-coréennes qui emploient 44,000 travailleurs Nord-Coréens. Nonobstant les menaces de confrontation militaire, le complexe Kaesong fait exception. Les deux Corée ne veulent pas que leurs mésententes affectent le parc industriel. Les experts politiques estiment que le complexe demeurera ouvert pour la simple raison qu’aucune des parties n’a intérêt à le fermer, pour des raisons différentes.

Pour le Nord, qui est isolé de l’ouest, c’est une source inespérée d’emplois et de revenus. En effet, c’est 50 millions de $US par mois qui s’ajoutent à l’économie malade de la Corée du Nord. C’est aussi un rare succès économique que le gouvernement du Nord peut montrer à son peuple. Ce dernier se doit d’assurer une meilleure qualité de vie à son peuple s’il veut se maintenir au pouvoir.

Pour le Sud, c’est 250 millions de US$ par an qui s’ajoutent à sa vibrante économie. Même si ce montant n’est relativement qu’une goutte, le parc industriel a une signification émotive pour les Sud-Coréens et un symbole que les deux Corée seront réunies pacifiquement. La Corée du Sud sait aussi que les bas salaires en Corée du Nord vont l’aider à être concurrente avec la Chine.

Les investisseurs privés Sud-Coréens sont cependant nerveux car ils craignent que le Nord les utilise comme des pions dans leur face-à-face avec le Sud. Devant ces inquiétudes, les officiels de Pyongyang de la Corée du Nord multiplient les assurances que le complexe demeurera ouvert. Les investisseurs se voient obligés de placer les considérations politiques au dessus des considérations économiques. « Nous sommes à Kaesong pour des raisons de patriotisme et d’affaires », affirment un investisseur qui a perdu 4 millions de US$ depuis 2004. « Je sème les graines du capitalisme en Corée du Nord », affirme-t-il.

* sources pour le texte: pamphlets, internet, wikipedia et notes personnelles

 

Les albums de la Corée du sud sont au nombre de sept et comprennent 640 photos captées par Claude Dupras lors de sa visite en début mai 2010.

Les albums au complet peuvent être vus en cliquant sur les liens suivants:

La dynastie Joseon, 85 photos

La Corée du sud traditionnelle, 114 photos

Séoul, la ville, 128 photos

Séoul, les magasins et les marchés, 99 photos

Les ponts d'Incheon, 22 photos

DMZ, 62 photos

Visages Coréens, 130 photos

 

There are seven albums of Shanghai which comprises 640 pictures taken by Claude Dupras during his visit in may 2010.

The complete albums can be seen by cliking on the following links:

The Joseon dynasty, 85 photos

Folk village, south Korea, 114 photos

Seoul, the city, 128 photos

Seoul, the stores and markets, 99 photos

the bridges of Incheon, 22 pictures

DMZ, 62 photos

Korean faces, 130 photos

 

Voici quelques photos de ces albums:

Hereinaf'ter are some pictures of these albums:

 

Corée du Sud: Suite des photos et fin