Harper et le rechauffement climatique, c'est à n'y rien comprendre
 

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dimanche 5 novembre 2006

Harpet et le rechauffement climatique: c'est à n'y rien comprendre

Gêné


 

Le PM Harper et son parti conservateur du Canada semble tout faire pour perdre leur popularité bien méritée. Avec leur politique militariste, leur décision d’allonger la guerre en Afghanistan, celle d’abolir le registre des armes à feu, leur approche unilatérale au Moyen-orient et l’influence grandissante des anti-sociaux du parti, ils continuent à maintenir leur opposition au protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique.

 

Alors que Al Gore fait le tour des capitales du monde pour présenter son film sur les effets négatifs du réchauffement climatique et est accueilli positivement par tous les élus internationaux et les populations, que Tony Blair crie tout haut l’urgence d’agir immédiatement pour sauver la planète, que les experts mondiaux confirme l’ampleur et la rapidité du réchauffement devenu visible (comme on peut le voir régulièrement à la télé), que les financiers de la banque mondiale évaluent que les conséquences du réchauffement créeront un « ralentissement très grave" de l'économie mondiale, que le Québec réclame l’application des normes de Kyoto et que plusieurs autres nouvelles et interventions vont dans le même sens, le Canada qui avait le pas ne l’emboîte plus. C’est incompréhensible. C’est beau vouloir protéger les pétrolières, particulièrement celles de l’Alberta (province du PM), des coûts importants qu’elles auront à subir pour se mettre aux normes, mais il y a une limite à tout. D’autant plus que le système de crédit établi par le protocole permet au Canada de compenser les transformations qu’il ne veut pas faire immédiatement chez lui en aidant les pays sous-développés à les faire chez eux.  

 

On apprend maintenant qu'il revient au Canada de présider une rencontre des Nations Unies, à Nairobi, qui réunira en novembre les délégués des pays-signataires du protocole de Kyoto (le Canada y sera car il l'a signé, même si le nouveau gouvernement ne veut plus le reconnaître). Comment la ministre de l'environnement chargée de ce rôle sera-t-elle reçue par les délégués ? Je crains que ce soit comme un chien dans un jeu de quilles. Pour sa part, le PM Harper a annoncé qu’il ne participera pas au prochain sommet canado-européen en Finlande, où les objectifs du protocole de Kyoto figurait au programme, sous prétexte que son gouvernement est en danger d’être renversé et cela malgré que le Canada parle de faire modifier ce protocole pour en alléger les obligations.

 

Je ne sais pas ce qui trotte dans la tête des stratèges du PC mais il me semble qu’ils font fausse route. Pour obtenir une majorité à la Chambre des communes, à la prochaine élection, le PC doit obtenir un plus grand nombre de sièges au Québec. Sans le Québec, il n’y a pas de majorité et l’Histoire le démontre clairement. Or, les Québécois sont contre la politique militariste, contre la guerre en Afghanistan, contre l’abolition du registre des armes à feu, contre une approche unilatérale au Moyen-orient, contre les antisociaux du PC (de l'ouest canadien) qui réclament l’abolition de programme d’aides à la population et surtout contre la décision du PM et de son parti conservateur de ne pas vouloir respecter le protocole de Kyoto signé par son prédécesseur.

 

Pourquoi les conservateurs s’organisent-ils pour aller ensemble à l’abattoir ?

 

C’est à n’y rien comprendre.

 

Claude Dupras