Abu Dhabi
signifie littéralement, « Père de la gazelle ». Elle est une ville, un
émirat des Émirats Arabes Unis et sa capitale. Elle compte une population
d’un demi-million de personnes.
On y retrouve la 3ième
plus grande mosquée du monde,
La ville fut
planifiée dans les années 1970 pour une population estimée au maximum à
600,000 habitants. Le paysage urbain est compose de routes organisées en
damier et de grattes ciels. Au nord de l’ile, ou la population est la plus
dense, les routes principales sont flanquées de tours de 20 à 30 étages. On
trouve également des villas et des immeubles plus petits. Abu Dhabi est une
ville moderne avec de grands boulevards, des tours et de gigantesques
centres commerciaux.
Abu Dhabi possède
9% des réserves de pétrole mondiales et près de 5% des réserves de gaz
naturel dans le monde. Cette richesse en hydrocarbures explique le fait que
les Émirats Arabes Unis ont l'un des PNB les plus élevés au monde.
L’institut pétrolier national, Abu Dhabi National Oil Company a déclaré en
août 2006 que les Émirats arabes envisagent d’augmenter la production pour
atteindre les 4 Millions de barils par jour d’ici 2010. (les sables
bitumineux de l'Alberta doivent produire 3 M/b par jour en 2010).
Un peu
d’histoire
Certaines parties
d’Abu Dhabi furent fondées pendant le troisième millénaire avant J.C. Les
traditionnelles occupations des nomades étant la pêche et l’élevage de
troupeaux, l’histoire de l’état a suivi le même modèle que le reste de la
région. La ville d'Abu Dhabi fut fondée en 1791 par la tribu bédouine des
Bani Yas avec à leur tête Chakhbut bin Dhiyab. Ils se replièrent dans la
région, fuyant les wahhabites du Nejd qui étendaient leur territoire. Alors
partie intégrante de l'émirat de Dubaï, Abu Dhabi se constitua en émirat à
part entière en 1833.
Au XIXe siècle,
les deux branches de la tribu à Abu Dhabi et à Dubaï se séparèrent. Jusqu’au
milieu du XXe siècle, l’économie d’Abu Dhabi était essentiellement fondée
sur l’élevage de chameaux et la culture de dates et de légumes dans les
oasis d’Al-Ain et de Liwa, ainsi que sur le commerce de perles. À l’époque,
la plupart des habitations étaient faites de feuilles de palmier ou (barasti),
tandis que les familles les plus aisées habitaient dans des huttes faites de
boues
L'économie basée
sur les perles s'effondre dans les années 1930 avec l'introduction sur le
marché mondial des perles de culture japonaises. Le commerce des dattes, le
dressage des chameaux, la pêche et la production de légumes dans les oasis
d'Al Ain et de Liwa lui permettent de subsister. En 1939, l'émir accorde des
concessions pour du pétrole qui sera découvert à partir de 1958. Au départ,
les bénéfices appropriés grâce au pétrole n’eurent qu’un impact marginal.
Quelques immeubles furent bâtis et la première route fut construite en 1961,
mais le Sheikh Shakbut, incertain du futur de ces richesses pétrolières,
préféra adopter une attitude prudente et conserver le capital plutôt que de
l’investir dans le développement. La famille régnante l'écartera du trône en
1966 et c'est son frère, Cheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan, qui prendra la
tête de l'émirat jusqu'à sa mort en 2004.
Plus visionnaire
et ambitieux que son prédécesseur, ce dernier permet à Abu Dhabi de
connaître le plus grand développement économique que l'émirat ait connu et
de faire de lui le plus riche et le plus peuplé des sept émirats (70% de la
richesse, 40% de la population). Routes, écoles, hôpitaux, projets
d'électrification, l'émirat et sa capitale éponyme manquent au début de tout
; aussi de nombreux programmes sont-ils lancés dès la fin des années 1960, rs que les premières exportations de pétrole apportent de précieuses
devises.
Le gouvernement
prend alors conscience du caractère non renouvelable des ressources
pétrolières et gazières et donc du besoin de diversifier son économie. Le
premier plan quinquennal de la fédération des Émirats Arabes Unis (1980)
exprime particulièrement cette volonté gouvernementale de diversifier
l'économie et même de développer des sources d'énergies renouvelables. Mais
ces plans ne furent que des demi-réussites.
Depuis la fin des
années 1990 le gouvernement d'Abu Dhabi réalise un double programme
d'ouverture (aux capitaux et investisseurs étrangers) et de privatisation.
Cette libéralisation s'ajoutant à une forte appréciation du prix du baril de
pétrole en raison des tensions géopolitiques régionales, l'économie d'Abu
Dhabi connaît depuis 2002 une croissance « asiatique » comprise entre 5% et
10% par an.
Suite à la mort de
son père, c’est le fils aîné de Zayid qui est à la tête de l'émirat et
également président de la Fédération des Émirats Arabes Unis. Observateurs
internationaux et économistes ont rapidement été rassurés par l'attitude du
nouvel émir d'Abu Dhabi qui, comme son père, caractérise sa politique par un
dynamisme économique et une prudence diplomatique, notamment en ne se
laissant pas, contrairement aux pays voisins, sous la dépendance des
États-Unis comme principal, voire unique fournisseur en équipements,
matériels et technologies.